Marktübersicht grafik FR

Les livraisons se stabilisent après le recul de fin juillet

On entend et lit un peu partout que les livraisons de lait se sont massivement effondrées. Notre courbe ne le confirme que partiellement et les volumes semb­lent évoluer très différemment selon les régions. Le recul enregistré fin juillet, en raison des températures toujours très éle­vées et de problèmes sanitaires touchant les vaches dans certaines régions, a été particulièrement marqué. Toutefois, les volumes ont déjà repris dès la semaine suivante et évoluent désormais latérale­ment à un faible niveau estival. Nous ne constatons donc pas de baisse générale supérieure à 10 %. Par rapport à l’année précédente, les livraisons sont certes nettement plus faibles, mais cela s’expli­que surtout par le fait qu’à partir d’août 2025, les volumes avaient été particu­lièrement élevés par rapport aux années antérieures. L’évolution des volumes de lait à partir de l’automne reste toutefois difficile à prévoir. Si l’on considère que les marchés du bétail de bouche­rie sont actuellement saturés et que de nombreuses exploitations doi­vent déjà entamer leurs réserves de fourrage d’hiver, la situation pourrait évoluer rapidement et la disponibilité du lait se resserrer. Nous prévoyons donc actuellement des livraisons proches des niveaux de 2023/24.

 

Des prix internationaux contrastés

Comme en Suisse, les livraisons de lait sont faibles dans certaines régions d’Europe en raison de la sécheres­se et de la disponibilité limitée des fourrages. Toutefois, la sécheresse reste principalement concentrée dans les régions autour de la Suisse et la pénurie de lait n’est donc pas encore aiguë. À cela s’ajoute qu’en Italie, l’activité tourne au ralenti jusqu’à fin août en raison de Ferra­gosto. Les prix du lait spot ont ainsi reculé de plus de 5 % depuis début août. En Allemagne également, les prix du lait, tout comme les prix à la production en Europe, ont au mieux évolué latéralement jusqu’en juin. Le Global Dairy Trade affiche en revan­che une évolution à nouveau un peu plus stable. Début août, malgré des volumes échangés plus importants, il a clôturé pratiquement au même niveau qu’à la mi-juillet. Cette évo­lution s’explique notamment par une légère hausse de 1,2 % des prix de la poudre de lait écrémé, tandis que les prix du beurre ont reculé de 2,3 %. Les taux de change se sont au moins stabilisés, bien qu’à un niveau bas.

Profiter à court terme, optimiser à moyen terme

À court terme, nous avons pu tirer parti de la baisse de la disponibilité du lait dans nos ventes et répondre aux demandes de volumes supplé­mentaires de nos clients à de bonnes conditions. Cela nous permet d’aug­menter de 1 centime le prix de base du lait d’ensilage PER pour sep­tembre. Maintenant que la situation évolue, mooh entend continuer à tirer parti de son rôle et orienter le lait vers les canaux offrant la meilleure valeur ajoutée. Notre priorité reste toutefois de demeurer un partenaire fiable et de respecter nos engage­ments contractuels. Nous souhaitons désormais placer de manière optimale les volumes encore non contractua­lisés jusqu’à la fin de l’année, afin de pouvoir, nous l’espérons, relever une nouvelle fois les prix au quatrième trimestre. Nous nous préparons égale­ment dès aujourd’hui à l’éventualité où nos clients ne demanderaient pas la totalité de nos volumes l’hiver proch­ain. Dans ce cas, nos propres canaux de distribution doivent nous permettre d’écouler une part équitable de ces volumes sur le marché suisse protégé.